Les troubles bipolaires sont des troubles psychiques chroniques, marqués par une alternance de phases dépressives et maniaques, souvent invalidantes. Lorsqu’ils ont un impact sur la vie professionnelle, ils peuvent donner lieu à différentes formes d’indemnisation. Comprendre ces droits est essentiel pour mieux anticiper les conséquences financières liées à la maladie.
Une prise en charge spécifique grâce à l’ALD
Les troubles bipolaires font partie des affections de longue durée reconnues* (ALD n°23), ce qui permet une prise en charge à 100 % des soins en lien avec la pathologie (sur la base des tarifs de la Sécurité sociale). Cela inclut les consultations psychiatriques, les médicaments, les hospitalisations ou encore certains examens.
Cependant, cette couverture ne s’applique pas à l’ensemble des frais, notamment en cas de dépassements d’honoraires, de soins hors parcours ou de thérapies alternatives. Une mutuelle santé peut alors venir compléter les remboursements et alléger les dépenses restant à la charge du patient.
L’importance d’une couverture adaptée:
Indemnités journalières : quelles conditions ?
En cas d’arrêt de travail prescrit pour cause de troubles bipolaires, le salarié peut percevoir des indemnités journalières de la part de la Sécurité sociale. Ces dernières sont calculées en fonction du salaire antérieur et versées après un délai de carence de trois jours. Si la situation s’inscrit dans le cadre de l’ALD, les indemnités peuvent être versées pendant une durée maximale de trois ans**.
Pension d’invalidité ou inaptitude au travail
Lorsque la maladie empêche de reprendre une activité professionnelle durable, une demande de pension d’invalidité peut être envisagée. Cette pension dépend du taux d’incapacité reconnu par la Sécurité sociale et peut couvrir une part significative de la perte de revenus. Elle est attribuée à titre provisoire et peut évoluer — être modifiée, suspendue ou supprimée — selon la situation médicale de l’assuré.
En cas d’inaptitude définitive, le salarié peut être licencié pour inaptitude médicale. Il bénéficie alors d’une indemnité calculée selon l’ancienneté et peut, selon sa situation, percevoir d’autres aides comme l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH)***.
Zoom sur la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)Elle joue un rôle central en orientant les personnes atteintes de troubles bipolaires vers des dispositifs adaptés comme les réseaux spécialisés d’accompagnement à l’emploi (ex. : Cap emploi). Elle peut également instruire une demande de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), qui permet de bénéficier de dispositifs spécifiques d’accompagnement vers l’emploi, de formations ou d’adaptations du poste de travail.
Sources :
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