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Vivre avec sa maladie c’est
tout d’abord l’accepter et pour cela la
connaître. Accepter sa maladie ne veut pas dire
s’y résigner, mais au contraire en prendre
acte et y faire face. Le patient et ses proches peuvent
se documenter auprès du psychiatre référent,
mais aussi de groupes de patients, groupes de familles,
ouvrages destinés aux patients… |
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Les épisodes, s’ils
viennent à se répéter, permettent
au patient de détecter les signaux annonciateurs
de ses rechutes, souvent les mêmes, véritables
signaux d’alerte et les éléments
les favorisant. Il peut alors lui-même attirer
l’attention de son médecin et discuter
avec lui de la réponse qu’il faut apporter
: repos, arrêt de travail, ajustement du traitement
médicamenteux, hospitalisation, etc… Il
prend aussi conscience de l’importance de respecter
les conseils d’hygiène de vie : sommeil,
rythme, stress... |
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Vivre avec, c’est aussi prendre
conscience de l’impact parfois sévère
de la maladie et de ses conséquences sur l’entourage.
En parler avec ses proches, démêler les
situations, les interpréter ensemble avec le
filtre de la maladie permet souvent de désamorcer
les conflits en les comprenant mieux. |
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C’est aussi réaliser
que la « nostalgie » de la manie ou de l’hypomanie
ressentie par certains patients n’est qu’un
leurre bien dangereux. Le caractère agréable
de l’hypomanie ou de la manie débutante
ne persiste jamais très longtemps, et laisse
au contraire la place, en l’absence de prise en
charge adaptée, à toutes les conséquences
parfois délétères de l’accès
maniaque, ou bien au contraire au vécu si douloureux
d’un nouvel épisode dépressif. |
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Vivre avec sa maladie c’est
enfin savoir solliciter l'aide de son entourage et de
son médecin en cas de difficultés ou de
suspicion de la moindre rechute plutôt que d’en
attendre l’instauration. |
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