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| Modalités d'hospitalisation |
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Hospitalisation libre (H.L.) |
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C’est le régime habituel
d’hospitalisation dans les hôpitaux généraux
publics. C’est, hors exception, le seul régime
d’hospitalisation dans les cliniques privées
psychiatriques.
L’état du malade nécessite des soins
en milieu hospitalier et il est d’accord pour
être hospitalisé. Le malade sort sur avis
médical ou à sa demande. Si le médecin
pense que celui-ci court un risque en demandant sa sortie
mais qu’il est capable de le faire en toute connaissance
de cause, il lui demande de signer une décharge
(« sortie contre avis médical »).
Dans le cas du trouble bipolaire les HL peuvent être
nécessaires en cas d’épisode dépressif,
lors d’épisodes hypomaniaques modérés,
ou pour ajustement thérapeutique. |
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Hospitalisation à la demande d’un
tiers (H.D.T) |
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La demande est présentée
par un membre de la famille ou par l’entourage.
Elle est accompagnée de 2 certificats médicaux
attestant que les troubles rendent impossible le consentement
de la personne et que son état impose des soins
immédiats assortis d’une surveillance constante
en milieu hospitalier. Ces 2 certificats sont circonstanciés
(description des troubles actuels justifiant le placement
et non simple énoncé d’un diagnostic
: ce n’est pas le fait de souffrir d’un
trouble bipolaire qui justifie à lui seul l’hospitalisation
à la demande d’un tiers mais la situation
de danger induite par la maladie). Le premier certificat
doit être établi par un médecin
n’ayant aucun lien juridique avec l’établissement
d’accueil. Le 2ème certificat doit être
établi par un autre médecin qui peut exercer
dans l’établissement d’accueil sans
être nécessairement psychiatre. Si les
deux certificats ne sont pas concordants le directeur
de l’établissement d’accueil ne peut
prononcer l’admission.
Dans les 24 heures de l’admission puis à
intervalles réguliers (15 jours puis 1 mois)
un certificat médical est délivré
par un psychiatre de l’établissement d’accueil
après examen de la personne hospitalisée,
et statue sur la nécessité de maintenir
ou non la mesure.
La fin d’HDT peut se faire sur décision
médicale à tout moment du séjour
(certificat de levée d’HDT) ou à
la demande du tiers ayant demandé l’hospitalisation.
Bien sûr, il existe des voies de recours pour
la personne hospitalisée contre son gré.
Dans le cas du trouble bipolaire, l’HDT peut être
nécessaire lors d’épisodes dépressifs
sévères avec idées suicidaires,
ou lors de phases maniaques au cours desquelles le patient
n’a pas conscience de la nécessité
des soins.
Pour l’entourage, se trouver en position de demander
une hospitalisation contre le gré de la personne
est souvent très douloureux et très culpabilisant.
Mais en pratique, une fois passée la phase aiguë,
on observe souvent que le patient perçoit le
bénéfice de cette mesure et accepte les
soins qui peuvent se prolonger en ambulatoire ou en
HL selon l’état. A toutes les phases de
cette procédure un grand travail explicatif est
nécessaire de la part de l’équipe
médicale à destination du patient et de
son entourage. |
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Hospitalisation d’office (H.O) |
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Les Préfets (à Paris,
le Préfet de Police) peuvent prononcer par arrêté,
au vu d’un certificat médical circonstancié,
l’hospitalisation d’office de personnes
compromettant l’ordre public ou la sécurité
des personnes.
Comme dans l’HDT, des certificats circonstanciés
décrivant l’état du patient doivent
être rédigés à 24 heures
puis à intervalles réguliers (15 jours
puis 1 mois) et se prononcer sur l’opportunité
ou non de maintenir ou, au contraire, d’abroger
la mesure d’HO.
Dans le cas du trouble bipolaire, l’HO peut être
motivée à différentes phases de
la maladie, et notamment pendant les phases maniaques,
au cours desquelles il n’est pas exceptionnel
de constater des troubles des conduites majeurs pouvant
même se compliquer de gestes hétéro-agressifs. |
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