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Freud le premier les a énoncées
et formalisées dans « Deuil et mélancolie
» en 1915, comparant les mécanismes de
la mélancolie à ceux du deuil et considérant
la manie comme le négatif de la mélancolie.
Plus tard Karl Abraham (« Les états maniaco-dépressifs
», 1924), Mélanie Klein (« Contribution
à l’étude de la psychogenèse
des états maniaco-dépressifs »,
1934), Paul Claude Racamier ("Dépression,
deuil et alentour",1985) et bien d’autres
encore ont contribué à développer
ces théories. |
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Celles-ci ne s’opposent pas
aux hypothèses d’inspiration « biologique
» : elles abordent des questions similaires mais
à un niveau différent d’observation
et d’explication. Du reste Freud lui-même,
neurologue de formation, est toujours resté dans
l’espoir que l’on mettrait un jour en évidence
les fondements « biologiques » de ses propres
théories. |