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Tous les travaux scientifiques concordent
pour constater que certaines familles sont plus marquées
par la bipolarité que d’autres, et que
cette fragilité particulière ne peut pas
entièrement s’expliquer par les conditions
partagées en termes d’éducation,
de culture ou d’histoire familiale. Il existe
bel et bien des facteurs génétiques
associés à la maladie bipolaire. |
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Ainsi le risque de développer
une maladie bipolaire chez une personne donnée
est multiplié par 5 à 10 lorsqu’un
parent du 1er degré est atteint. De même,
le risque est plus élevé pour des jumeaux
identiques (40 à 70% de concordance) que pour
des « faux jumeaux ». Ces constatations
vont dans le sens d’une transmission au moins
partiellement génétique du trouble. Cependant,
entre deux jumeaux identiques la concordance n’est
pas de 100%, qu’ils soient élevés
ensemble ou non : si l’un est atteint l’autre
ne l’est pas toujours, infirmant ainsi la thèse
d’un gène unique de transmission simple.
Il est admis que plusieurs gènes de vulnérabilité
interviennent et l’on parle de maladie «
à héritabilité complexe ».
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Posséder les gènes
de vulnérabilité ne détermine pas
que l’on développera la maladie. Ainsi
que dans l’hypothèse neuro-développementale,
les conditions induites par la présence de ces
gènes de vulnérabilité ne constituent
qu’un état de fragilité, dans lequel
le sujet est plus à risque de développer
la maladie bipolaire que celui qui ne présente
pas ces conditions. |
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Des études génétiques
ont permis d’identifier certaines régions
pouvant contenir des gènes de vulnérabilité,
notamment sur les chromosomes 9, 10, 14, 13, 22. Bien
sûr d’autres pistes sont en voie d’exploration. |
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